mardi 10 février 2009

J'étais dans le noir

J'ai contacté Francisco ce soir, lui proposant de me voir. Je ne faisais rien de spécial et j'avais envie d'aller boire un verre (de le voir aussi, je ne le cache pas). Francisco me répond; je vois qu'il n'y a marqué que deux lignes. C'est bon, je me dis que c'est aussi merdique que ce que vous êtes tous, je passerai au-dessus. Je me décide quand même à lire ces putains de lignes qui me font jouir sur place. Nous nous retrouvons 30 minutes plus tard. J'ai le ventre noué lorsque je marche en ville, cela faisait longtemps que je n'avais pas eu cette joie étrangère à retrouver quelqu'un. Je l'apelle pour lui dire que je suis en bas et que j'attends qu'il sorte. Je m'ouvre à l'extérieur, je suis serein, je me remaîtrise comme autrefois, c'est bon d'agir comme si vos poumons n'avaient jamais reçu la moindre bouffée de cigarette; comme si je respirais un nouvel air. Je bois ma canette, je ne parle que de choses vraiment futiles, je suis bloqué, mais nous arrivons finalement au bar. Rejoignons entre les spots et l'odeur de bière, mes amis, ses conaissances. Je me fais désirant. Je suis entre ce que j'étais et ce que je suis à nouveau. Ca commence à revenir, ca va certainement arriver. Je ne citerai que les éléments qui m'auront marqué. L'approche prétextuelle pour carresser sa cuisse, la gentillesse refusée au comptoir, les minables "pas de danse", me scrutant. Je crois que la meilleure chose qui ait été suggéré lorsque j'étais ailleurs fut celle que ma meilleure amie dit. "Il est beau mon meilleur ami. - Oui il est beau". Je suis mitigé sur ce qu'il a pensé de ces quelques heures. C'est dur de ne pas être l'autre, clarifiant les sentiments ruisselants. Il fait bientôt jour, mais peu importe. Quoiqu'il se passe, je suis rassasié pour une double quarantaine d'heures. Je suis là, j'écris simplement pour lui écrire, attendant l'heure de son lever, et j'irai enfin me coucher. Je ne sais plus ce que je voulais écrire de doux et drôle pour sa matinée.
J'ai fais une réussite tout à l'heure, que je n'ai pas réussi. Ou comment s'aveugler les yeux quand il n'y a pas encore eu de clignotement décisif. Oui, les jeux de cartes peuvent être pire qu'une horoscope, mais je crois ne plus croire en ce genre de choses.

Je vous baise tendrement

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