vendredi 13 février 2009

GOING GREY

Je rentre demain et je vais passer mon passe-temps dans le rouge et l'antidote. L'un coule, l'autre se boit. J'ai passé une bonne soirée jusqu'à ce qu'elle tourne à l'horreur. Je ne pourrai rien exprimer. Seuls ceux qui coulent pourront traduire des mots bien insuffisants. Je dois déjà oublier, il faut oublier. J'ai passé environ 1h00 seul dehors, à attendre de pouvoir entrer au chaud, mais je ne savais pas encore que ce qui m'attendait était glacial. Je perds le billet de 5 euros, je demande alors que l'on me prête. Je prends un ticket pour le cauchemar et j'entre. Il y a un monde fou, la musique qu'il y a ne se distingue même pas de mes oreilles. Je vais directement à la plage. Je vais déjà mal sans avoir rien vu. Je simule une étreinte avec mon ami pour être au courant de ce qui se passe derrière mon dos. "Ils sont en train de s'embrasser". Je ne cherche plus rien à comprendre, je ne comprends plus rien, je sais que je bouscule et que je ne veux plus ouvrir la bouche. Je marche, je marche, jusqu'à la sortie. Je suis enfin dehors, je continue de marcher seul dans la nuit. Je n'ai plus envie. J'envois simplement ma pensée actuelle "sors bien avec". Volé)Bléssé)Baisé)Passé). Aucune correspondance de la ligne A ou B. Il n'y a rien. Je suis dans le souterrain de 00:15 ce jeudi soir. Je dois recommencer peut-être. Je ne suis pas impuissant cette fois. Je commence à piger les réactions et les comportements. C'est juste que je dois coller une longue bande de scotch blanche tout le long du cerveau. Le nerf interractif doit être exterminer. Tu es déjà passé. Quelle tristesse. Un jour de plus en deuil. J'aimerais me cramer les sourcils, mais non, je ne suis bon qu'à écouter cette grosse merde de Miles Away. Il n'y a et n'y aura aucune réponse; qu'importe l'hétérosexualité de l'homosexualité. Qu'importe les grands ponts fondés pour nous réunir tous ensemble, il y aura toujours le gouffre juste en dessous, pour ceux qui n'auront pas compris l'intérêt d'avoir sa place. Certes, même si j'ai de l'auto-envie, j'aimerais bien les buter tous, un par un. Jamais MM sans M. Je pourrais faire un trio, il y aura du flashy très beauf. J'écris comme seul ami, j'écris comme seul confident. Le silence est le plus grand des cris. Je lis la maîtresse, je vais continuer le changement même sans cette motivation qui me motivait. Ecoute,il t'est tombé du ciel, il t'est tombé sans que tu t'en aperçoives, c'est à peu près tout ce que tu demandes. Quel manque d'exigence tu fais. Tu es probablement dans ses bras, dans ses draps, et il te chante la mélodie rêveuse, tu es certainement tout ce que tu dis ne pas être. Et je m'intoxique les poumons. Qu'importe les traces, qu'importe les trous. C'est déjà terminé. C'est déjà trop tard, et c'est trop souvent trop tôt. Il va falloir que je me trouve un autre jeu, un jeu qui ne me fera plus perdre chaque tour. Quelquechose que je peux supporter. Quelquechose de plus profond à l'intérieur de moi; qui me fasse diverger les doigts.
Vous ne perdrez toujours rien pour attendre, demain sera un meilleur nouveau jour.

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